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L’histoire de la bière du Pélican : le voyage à Mons et ses grands espaces (2/3)

La brasserie de Mons-en-Baroeul va péricliter pendant la guerre de 1939-1945 pour retrouver ensuite une prospérité économique sous l’enseigne lilloise du Pélican qui va y regrouper toute sa production.

À la fin des années 1940, de nombreux sites brassicoles sont en souffrance. C’est le cas de la Brasserie de Mons. « Elle avait été la plus grosse brasserie de la région mais ne produisait plus que 80 000 hectos au lieu de 250 000 avant guerre », témoigne Jean Deflandre. Son directeur, M. Hofmann, était très respectueux des règlements de l’occupant, au grand dam de la propriétaire, Mme Waymel, qui avait fini par le licencier... mais le mal était fait !

« Nous avons pris contact avec la brasserie de Mons aux alentours de 1954, poursuit l’ancien brasseur, nous avions énormément augmenté la production avec le succès de la Pelforth. On brassait 350 jours par an sur 365. On tournait jour et nuit, dimanche compris. C’est ainsi que nous avons négocié d’exporter une partie de notre production à Mons. À partir de 100 000 hectos, on a demandé à être intéressé dans la brasserie. On leur a acheté 30 %, puis, en 1960, 30 autres %. Ensuite, on a acheté beaucoup d’actions aux petits porteurs. Dans les années 1970, la brasserie nous appartenait et quand je suis parti, on possédait au moins 95 % du capital » Le déménagement vers Mons permet un nouvel envol pour les Brasseries du Pélican, trop à l’étroit à Lille. Les ateliers sont vastes. Le site de 25 ha permet d’envisager de nouvelles constructions. La qualité de l’eau est idéale pour la fabrication de la bière. La nappe phréatique est très proche et l’on va pouvoir procéder à de nouveaux forages. Enfin, la brasserie se situe au coeur d’un projet de zone industrielle, avec un accès autoroutier et même une voie de chemin de fer. « L’intérêt, pour nous, c’était de n’avoir qu’une seule grande brasserie et le terrain de Mons s’y prêtait, commente Jean Deflandre. On a continué à fabriquer des bières de Mons jusqu’en 1975. Après, uniquement la Pélican (bière de table) et la Pelforth (bière forte). On s’est restructuré et on a changé de nom. On s’est appelé Pelforth, comme notre bière qui, désormais, était très connue en France ».

Jean Deflandre était, selon son fils Christian, « un patron à l’ancienne. Il avait un côté très humain. Il était très apprécié du personnel. En même temps, au quotidien on peut dire qu’il avait l’oeil ! Quand on se promenait dans les ateliers, nous on ne voyait rien, mais lui il voyait tout !

Dès qu’il y avait le moindre détail qui clochait, il le repérait et demandait que cela soit rectifié aussitôt. C’était même un peu énervant ! À cette époque, j’étais chef d’établissement à Mons. Pour le directeur technique, cela devait être terrible ! » En 1979, après une vie bien remplie consacrée à la production brassicole, Jean Deflandre prend sa retraite. « C’était un visionnaire , conclut Christian, il a anticipé sur l’évolution de la brasserie française en inventant de nouvelles bières et en étant l’artisan d’évolutions stratégiques comme le déménagement à Mons. En même temps, il était très modeste. Malgré ses nombreuses relations, il n’avait aucune décoration sauf l’équivalent de la Légion d’honneur du Danemark que le gouvernement danois lui avait décerné sans qu’il ne demande rien ».

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